La Cabane à sucre de Georges et Suzanne

Le Journal de nos expériences avec la petite cabane à sucre que nous avons achetée sur l'Isle aux Grues près de Québec

vendredi 2 avril 2004

Du sucre en panique...

Temp: +2°, très venteux (NE) 

         Ramassé: 

          Coulé: 

          Production: 12 pains de sucre (1.5 lbs)

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ces photos, j'ai mon air habituel, calme comme le Grand Sphinx d'Egypte...  Mais détrompez-vous, je venais d'être victime d'une attaque de panique telle que seul l'arrivée de ma belle Suzanne a pu calmer...  Hier vous avez assisté aux débats qui se sont déroulés autour de mon plat de beurre d'érable raté...  Le verdict final avait été de tout transformer en sucre.  Paroles célèbre des Vonvons:  "Mon petit homme t'en as pour 4 hrs de cuisson demain, pis on va être là pour la finition, car toute sortes de calamités te guettent...  Si tu chauffes trop, tu peux brûler au fond de ta casserole et si une fois chauffé tu brasses trop longtemps ca va prendre en pain, par contre si tu brasses pas assez ton sucre ne sera pas beau"...

Pas de problème, je pensais, Vonvon numéro 1 va être là, je suis entre bonnes mains...  Toujours gentil, je décide donc de venir vers 06h45 pour être fin prêt vers 10h00 - 10h30, heure ou habituellement Vonvon numéro 1 est levé et rendu à la cabane à sucre...

Je suis sur place à 06h45, pars le poêle à bois, vérifie mon thermomètre dans l'eau bouillante, et surveille mon plat de sucre...  Ça monte et ça monte et ça monte vite...  Vers 07:50, je suis rendu à 4-5 degrés de la température critique..  (2hrs avant l'heure prévue)  et à chaque minute qui s'écoulait et à chaque degré que le sirop montait, mon stressomètre intérieur montait au moins d'un cran...  C'était pas beau à voir!  J'appelle Vonvonne #2 en panique, puis je réveille Vonvon #1... "Voyons mon petit gars, ne t'en fais pas,  une fois à la température, tu sors cela sur la neige, tu brasses et tu brasses et quand la consistance est correcte tu mets cela dans tes moules... Je me lève, je prends mon déjeuner, je me fait la barbe, je prends ma douche, je fais le ménage et j'arrive t'aider"...  C'est quoi cela la consistance correcte à laquelle y faut que j'arrête de brasser????

Évidemment comme tout bon mari en panique, j'appelle Suzanne qui est encore à la maison, et je lui dis: "J'arrive en sucre, j'arrive en sucre viens m'aider"!  Comme je pensais terminer vers 10h00, mes moules n'étaient pas prêt, rien ne marchait... Pis ça monte, pis ça monte... pis c'est rendu...

Je sors dehors avec le plat, en pantoufles et évidemment je cale dans la neige molle, renverse du sucre sur mon survêtement et sur mes gants qui sont immédiatement collés et gommés.  Je brasse et je brasse, puis je réussis à monter mes moules et je commence à les remplir, toujours les pantoufles pleine de neige, ce qui donne à la vessie une certaine envie de se soulager...   Heureusement Suzanne est arrivée et a pu, entre deux attaques de fou rire, m'aider à compléter ma tâche!

Par le temps que les Vonvons sont arrivés tout était fait...  Il ne nous restait plus qu'à célébrer ma première production de sucre.  Deux verres de Martini plus tard, j'avais oublié mes rocambolesques aventures.

Ce fut donc une journée de social, car ça ne coulait pas du tout.  Après le dîner on a eu la visite d'Albert, Rachel, Jocelyne, Yannick, Robert et les Blouins de Québec!

Posté par captaingeorges à 15:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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